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  Cinéma
 
Le château ambulant



Le réalisateur japonais d'animation Hayao Miyazaki est à la mode. Il n'y a qu'à écouter les gens cultivés qui lisent les critiques cinéma dans les grands quotidiens nationaux : " J'aime pas du tout les dessins mais c'est génial, c'est du Miyazaki. "

Alors qu'auparavant, la phrase type était plutôt de cet acabit : " Miyazaki ? C'est du manga ça ! De l'animation de mauvaise qualité pour les gamins et les ados ! "

Cette reconnaissance est maintenant totale puisque même Télé Z a parlé de l'exposition consacrée à la confrontation de l'œuvre du Japonais à celle de Moebius.

En ce mois de janvier 2005 est sorti dans les salles obscures Le château ambulant de Hayao Miyazaki (vous remarquerez la pertinence de l'introduction ci-avant).

le château ambulant (copyright Ghibli)

Ce dessin animé narre les aventures d'une jeune fille, Sophie, vivant dans un monde fortement inspiré de l'Angleterre de la Révolution Industrielle mais avec de la magie. Elle n'a pas de chance car une méchante sorcière la transforme en petite vieille.

Ce long-métrage est, contrairement à l'habitude de son réalisateur, inspiré d'un roman anglais.

Il porte tout de même la touche Miyazaki avec une héroïne féminine qui ne se laisse pas démonter par les multiples péripéties auxquelles elle est confrontée, la nature magnifiquement dessinée et la présence de multiples aéronefs.

Les 5 premières minutes sont tout de même assez troublantes puisque l'animation y est incroyablement saccadée, à croire que les intervallistes avaient tous la gastro au début du film.

Un petit garçon assis devant moi s'en est même plaint à sa mère, qui d'ailleurs en bonne génitrice confiante en l'avenir lui lâcha un " La ferme ! J'entends rien qu'ils disent dans l'écran ! ".

Je ne peux ici que louer cet instinct maternel puisque effectivement, le niveau de l'animation atteint un très bon niveau passée la séquence introductive.

Le château ambulant (copyright Ghibli)

Le château ambulant, peut-être à cause de l'origine occidentale de son matériau de base, possède quelques atours disneyens : les side-kicks rigolos et la fin que je ne vous raconterai pas.

Apparemment, cela a bien plu à une jeune ado assise à ma gauche puisqu'elle n'a pas cessé de rire durant tout le film. Alors que souvent, c'était pas drôle.

Jay, qui m'a accompagné à cette séance, a émis une hypothèse très intéressante qui est d'après moi la plus plausible pour expliquer ce comportement relativement irritant à la longue :

  • " Comme au début c'était mal animé, elle a dû croire que c'était en fait une soirée diapositives mais quand elle a vu ensuite que ça bougeait pour de vrai comme à la télé, alors elle a trop pris son pied ! "

Concernant la morale du film, je ne suis pas sûr de l'avoir bien saisie -peut-être que s'empiffrer de chipolatas arrosées de chocolat chaud avant d'aller au cinéma n'était pas une bonne idée.

En effet, si je comprends bien, le bonheur et la jeunesse de l'esprit s'acquièrent et se conservent, pour les femmes, en s'occupant des tâches ménagères et des enfants, et pour les hommes, en arrêtant de se pomponner et en s'assumant pleinement.

En bref, le modèle à suivre est celui de Marge et Homer Simpson.



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