Avec ce système emprunté au pad-agenda électronique des yuppies, que Nintendo a adopté à l'unanimité pour sa nouvelle portable lors de la demi-finale de la coupe du monde 2002, on va maintenant pouvoir caresser sa machine dans les transports en commun (ou en faisant la queue à la superette, oui, si tu veux…).
Ce concept s'inscrit totalement dans la vibe du jeu vidéo sur portable : éphémère, plaisir immédiat, je chie - je joue. Des petites parties de courte durée et à haute teneur en émotion sont possibles dans les jeux qui sortent et sortiront sur DS.
Electroplankton
Déjà des programmes (faute de pouvoir les qualifier de jeux tellement l'expérience est novatrice) frôlant le psychédélisme paraissent : Electroplankton notamment, instrument de musique sur console, propose de faire chanter la DS en agissant sur des bestioles abyssales à coup de stylet sur l'écran.
L'interaction est fatale (et jouer de la guitare ou du piano, alors ? c'est pareil, me direz-vous… mmmh…vous avez tort !).
De son côté la PSP a choisi un schéma classique, plus pop, plus racoleur, qui impose le respect par la technique et le multimédia. Graphiquement, c'est bien mieux que la DS.
De plus, la possibilité de lire mp3, films et photos sur sa console sur des disques dans un format propriétaire onéreux qu'il faudra imposer au public (là un gros risque est pris, bravo) en font un jouet plus complet et qui touchera un public plus large de joueurs et de non joueurs que la DS.
En outre, la PSP proposera (sortie septembre 2005 en Europe à 250 €, déjà dispo en import) un catalogue de titre impressionnant avec les reprises de tous les tubes de la PS2 (GTA, GT,… tout ça).
Bref, on pourra emporter tout son salon dans la poche arrière du jean sans poche arrière, et ce sera bien.
Les foufous drogués de Nintendo ont refusé de relever le défi technique et multimédia lancée par Sony provoquant un décalage dans le gameplay.
D'une part parce qu'ils ont eu les jetons et c'est bien normal, ils ne font pas le poids, soyons honnêtes.
Et d'autres part parce que ce sont des illuminés. Ils ont pété un joint dans leur plus tendre enfance de l'après guerre nucléaire.
Mais au final, le plaisir de jeu sur DS pourrait, à défaut d'être moins bluffant graphiquement, s'avérer être ultime compte tenu du support portable.
Une fois de plus, la réponse se trouve dans le décalage, n'est-ce pas, lecteur du Sixi6me Elément ? Ici, c'est le summum.
Pour choisir entre DS et PSP, il faudra choisir entre jouer à une console de salon emportée (San Andreas dans le bus, c'est la classe) et jouer à une console portable à l'état pur, agressive et belle (dérouler un rouleau de PQ au stylet en moins de 5 secondes dans Wario Ware Touched sur DS, assis au dessus de la cuvette en marbre, c'est une autre dimension).