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Nintendo n'a jamais caché la dépendance de certains de ses chefs de projets et directeurs artistiques aux substances hallucinogènes connues (les champignons néerlandais).

Pour la plupart, la simple exposition quotidienne à des flashes fluos de lumière stroboscopiques sur leurs moniteurs au bureau suffit à altérer irrémédiablement leur métabolisme.

Et ce depuis les balbutiements de la firme. Alors bien sûr, ça entache quelque peu l'image de marque.

Ne nous voilons pas la face, dans les soirées privées du secteur vidéo ludique, brimades et mots douteux vont bon train dès qu'une équipe (composée d'un à plusieurs membres, c'est variable) affiliée à Nintendo met un pied dans la pièce où se déroulent les festivités (le hall d'entrée d'un hôtel capsule, le plus souvent).

Nintendo en soirées à Paris,Texas
Nintendo en soirée à Paris, Texas

Certes, le comportement des Nintendo guys facilite un peu le travail de leurs détracteurs : démarche d'enfant ivre, costume deux pièces sur le dos, les yeux rougis et les lèvres sèches du rieur débile de fin de repas sont les apparats des salariés et collaborateurs d'une société que plus personne dans le métier ne souhaite inviter aux parties de twister le lundi soir (pour des raisons évidentes de transpiration incongrue).

Socialement, l'échec est donc cuisant.

Mais sur le marché, en terme de ventes, même s'il ne sont plus leaders, les bougres de Nintendo ont réussi à sauver leur peau lors du raz de marée Sony Playstation dans la deuxième moitié des années 90.

Là où le fabricant de walkmans et de radio réveil de mauvaise qualité (producteur de films et de musique à l'occasion), je veux parler de Sony, conquiert le cœur des gamers à coup de pétrodollars, en développant des projets de plus en plus patauds, Nintendo cherche la petite bête, comme les Rolling Stones cherchèrent le petit scarabée niais vers la fin des années 60.

Sur le marché de la console portable qui connaît en ce moment même une nouvelle étape d'avancées technologiques, la comparaison entre Sony PSP (Sony Playstation Portable) et Nintendo DS (Nintendo Dual Screen) est peu ou proue la même suscitée en 1969 à la sortie du Let It Bleed des Rolling Stones en réponse au Let It Be des Beatles.

DS et PSP
En haut la Nintendo DS, en bas la Sony PSP

Dans les deux cas, l'un des deux est fainéant et inerte, l'autre, l'œil pétillant, montre ses canines et paraît incontrôlable, tenant des propos toujours à la limite du foutage de gueule.

La DS est notre Let It Bleed moderne, il faut que ça saigne, Nintendo says : " Tranchons dans le bifteck grâce à notre esprit junk gaming! ".

D'abord, la DS, c'est un concept parmi tant d'autres : l'écran tactile permet de jouer avec les doigts sur l'écran directement ou avec le stylet pour les plus civilisés d'entre nous (et les plus riches aussi : 150 €, la console nue).

Concept qui pour l'imagination du commun des joueurs ne fait qu'égayer la curiosité (au mieux).

Sauf qu'en pratique, c'est comme une charcuterie un lundi de livraison.

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