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Le nouveau Sixi6me Elément


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  Cinéma
 

Motus Bob, notre interviewer de choc, a réussi à parler au maître du monde, j’ai nommé James Cameron.


James Cameron à nu


Le Sixi6me Elément :

Monsieur Cameron, bonjour. Pouvez-nous rappeler brièvement votre parcours ?

James Cameron :

Bonjour. Ah ! Par où commencer ? Par le début je suppose ! [rires] Quand j’étais enfant, j’étais fasciné par les chapeaux melon. En fait, ma première vocation était d’être chapelier. Mais malheureusement, mon environnement familial m’en a dissuadé…

Le Sixi6me Elément :

Vos parents n’approuvaient pas votre choix ?

James Cameron :

Un pédaloNon, au contraire. Ils ont toujours constitué le meilleur soutien pour moi. Non, en fait, c’est leur disparition qui m’a posé problème. Je m’en souviens comme si cela s’était produit hier. J’avais 10 ans. Nous étions tous les trois au bord du lac, un dimanche après-midi d’été. Il faisait beau. Mon père a eu alors l’idée de faire un tour de pédalo. Nous en louâmes un. Nous étions bien ; le soleil illuminait le lac, les berges boisées parfumaient la légère brise qui courait à la surface de l’eau… Une demi-heure après notre départ de l’embarcadère, le drame survint. Mon père voulait aller le plus vite possible, il pédalait comme un fou. Subitement, apparut une glacière qui avait dû être abandonnée négligemment. Nous allions trop vite. Nous n’avons pas pu éviter l’obstacle. Le choc fut si terrible qu’il fissura le pédalo. Il fallait quitter le navire. Pour notre malheur, il n’y avait qu’un gilet de sauvetage. Mes parents me forcèrent à l’enfiler. J’eus à peine le temps de me jeter à l’eau, que notre moyen de transport maudit se cassa en deux et coula. Nous nous trouvions alors en plein milieu du lac. Je suis pourtant retourné le plus rapidement possible sur la berge, mais le temps que les secours arrivent, il était trop tard : mes parents s’étaient noyés.

Le Sixi6me Elément :

Je comprends. Cet événement vous a causé un traumatisme tel que vous avez voulu changer de voie.

James Cameron :

Pas vraiment. C’est surtout que devenir chapelier revenait trop cher en frais d’étude. Le cinéma était plus accessible, donc j’y suis allé.

Le Sixi6me Elément :

Racontez-nous comment vous avez créé le mythe du Terminator.

James Cameron

Suite au décès de mes parents j’ai habité chez une de mes tantes. Son fils –mon cousin donc, avait la fâcheuse habitude de manger comme un porc ; il était aussi bruyant qu’un Boeing 747 au décollage et il y avait autant de nourriture dans sa bouche qu’à côté de son assiette. Son attitude m’excédait à un point que vous ne pouvez pas imaginer ! J’avais le choix : soit je le tuais, soit je tournais un film pour m’en servir d’exutoire. C’est la deuxième solution que je choisis.

Le Sixi6me Elément :

Euh… J’avoue que je n’arrive pas bien à saisir le lien entre le film et votre idée fondatrice.

avion

James Cameron :

C’est dû aux problèmes de budget. A l’origine, le Terminator devait être un soldat du bien qui sauvait la Terre des gros porcs mal éduqués au nez dégoulinant de morve. Sa mission était d’éliminer Sarah Connor car cette dernière était la mère du futur leader du mouvement anarchiste des gros dégueulasses. Malheureusement, je n’ai pas pu convaincre mon producteur de continuer dans cette voie et le film est devenu celui que vous connaissez.

Le Sixi6me Elément :

Malgré son succès, Terminator représente donc pour vous un camouflet…

James Cameron :

Au début, oui. Ca m’avait beaucoup contrarié. Mais avec Aliens, j’ai eu plus de libertés. J’ai pu vraiment personnaliser le script.

Le Sixi6me Elément :

En apportant notamment le thème de la mère…

James Cameron :

Oui, mais surtout en personnifiant le Mal par le dégoûtant. Les aliens sont tout sale et bavent beaucoup. Croyez-moi, ça été le concept le plus dur à faire accepter !

Le Sixi6me Elément :

Parlons d’Abyss.

James Cameron :

J’étais de plus en plus obsédé par les sécrétions nasales. Je suivais une thérapie mais je me rendais compte qu’elle ne servait à rien. C’est lors de cette période que j’ai imaginé le concept d’êtres marins qui étaient gluants mais gentils. La rédaction du scénario a été une vraie catharsis pour moi. C’est grâce à ce film que j’ai pu enfin avoir une vie normale.

Le Sixi6me Elément :

J’ai l’impression que True Lies et Terminator 2 font état de cet apaisement retrouvé. Je me trompe ?

James Cameron :

Non, c’est exact.

Le Sixi6me Elément :

Nous arrivons enfin au phénomène Titanic.Un beau chapeau

James Cameron :

Ce film représente pour moi un hommage à mes parents. C’est mon œuvre la plus autobiographique. Vous pouvez y lire en filigrane la mort de mes parents (le Titanic s’échouant contre un iceberg) et mon impossibilité de suivre ma vocation (la mort de Jack, artiste émérite.) A l’origine, Jack devait être chapelier itinérant, mais Di Caprio avait énormément de peine à entrer dans le rôle. C’est pour cette raison que le personnage est finalement devenu peintre.

Le Sixi6me Elément :

Monsieur Cameron, merci beaucoup pour votre entretien.



Propos recueillis et traduits de l’anglais par

Motus Bob -

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