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Le nouveau Sixi6me Elément


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  Société
 

Exceptionnellement, en ce mois de mars maussade, nous avions terminé le bouclage le mardi en fin de matinée, soit avec plus d'une journée d'avance.

Midi approchant, je proposai à l'équipe de se repaître dans un restaurant. Ma proposition rencontra un écho favorable et ce fut ainsi que nous nous retrouvions aux Plaisirs de l'Orient -12 Rue de L'abreuvoir, sur une suggestion appuyée de Monsieur V, grand amateur de kébab (cf Halli Hallo).



Kébab mammaire aux Plaisirs de l'Orient



Le propriétaire des lieux (Monsieur Chang Cheh) fut, avant d'être restaurateur, décorateur d'intérieur, profession qu'il exerça durant 17 ans à Ankara (Turquie).

Détail non négligeable puisqu'on ne peut qu'être admiratif devant la décoration intérieure du restaurant.

La salle d'accueil, d'une surface que j'évaluerai à 100 m², dépayse par sa dominante de brun végétal.
En effet, des lamelles de bambou strient verticalement les murs tandis que le sol est couvert d'un parquet de chêne bruni.
Les fauteuils sont en teck massif (coloris merisier et assise cannée) et sont disposés autour de tables de bois massif surmontées par des structures en acier.


La vitrine des Plaisirs de L'Orient
La vitrine des Plaisirs de L'Orient, dont le design a été honteusement plagié par le Maxim's.

L'écru de ces meubles ajouté à la tonalité ivoire des lampadaires colonne disposés aux quatre coins de la salle, fournissent la touche de lumière nécessaire à l'harmonie de l'espace.

De part et d'autre de l'entrée se trouvent deux lampadaires vitrine contenant divers bibelots ethniques, transition essentielle entre l'espace du dehors, commun, contemporain, et l'intérieur, exotique, stimulant.

En raison de notre venue avancée -il n'était qu'à peine 11h00- le patron nous proposa de nous désaltérer de quelques apéritifs, le temps que les employés fussent tous prêts.

Happés par le charme des lieux, relaxés par la musique classique qui embaumait délicatement nos oreilles (divines mélopées de Sheila et Mike Brant) et ravis par le breuvage, nous nous laissions aller à des conversations errant entre le futile et le sérieux.


Roger
Roger, cuisinier et accessoirement fils du patron, ne manque jamais de faire le pitre avec ses ustensiles.

Bo Derek exposait son projet cinématographique :
" … et j'ai beaucoup réfléchi au financement. Je sais que jamais je trouverai assez de capitaux pour aller tourner en Afrique alors je vais ruser. J'irai tourner en Camargue et je peignerai les chevaux en zèbres. Je peignerai aussi des cochons en phacochères et je pense qu'en filmant en très gros plan et avec quelques touches de peinture et une perruque au besoin, j'arriverai à faire passer des chats pour des lions. "

Et Messire Tioneb testait sur nous son nouveau poème qu'il souhaitait envoyer à sa fiancée sud-américaine.
"… Ô beauté impétueuse !
Tu n'est pas banale
Et même tes sécrétions nasales
M'inspirent amours chaleureuses… "

Ainsi, tous installés, nous attendions que quelqu'un vint prendre la commande.

Arriva alors une jouvencelle brune aux reflets cuivrés qui s'avéra être la serveuse. Cette personne présenta la particularité d'être extrêmement charmante mais surtout d'avoir un corps magnifiquement charnu là où il requérait de l'être.


La serveuse
La photo exclusive de la serveuse, faite par Motus Bob avec son appareil tout nouveau.

Son tee-shirt moulant s'ouvrant sur un décolleté pigeonnant ne laissa aucuns des mâles attablés indifférents.

Un silence troublé s'installa petit à petit.

" Avez-vous choisi ? " demanda t-elle.



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