Bien triste époque dans laquelle nous vivons.
Tout le monde est seul. On ne vit plus ensemble. Le soir, on va au cinéma tout seul après avoir mangé vite fait un grec en sortant du boulot. Le dimanche, on va au lavomatic pour faire sa lessive en lisant Science et Vie ( putain, y parait qu'y a des molécules qui voyagent dans le temps).
Bref, on est célibataire.
Alors que les reportages sur le speed dating en Vendée bourgeonnent dans les médias (le magnifique sujet de Bernard Villon dans l'émission 7 à 8 du 22 décembre entre autre), que les sites tenus par des célibataires frustrés ne sachant plus quoi inventer pour séduire se compte par millier sur les moteurs de recherche (voir sixi6me-element.com qui apparaît lorsqu'on tape les mots " échec social " sur Google), surgit de nulle part une fille qui a fait un film qui prend le problème de la solitude en zone urbaine très peuplée par le pied droit pour lui claquer la tête au niveau de l'occiput contre un tronc de chêne (définitivement le plus efficace).
Lost in translation est une évidente métaphore de la relation affectueuse et amicale en camping pendant les deux semaines de vacances qu'on est venu passer à Saint-Brévin-lès-Pins avec papa, maman et Laurence la petite sœur.
La tente familiale à l'époque où Bo partait encore en vacances avec ses parents. Ce jour-là, il y avait une épidémie de gastro-entérite au camping.
Je m'explique.
A 14 ans, on rêve de grands espaces où s'ébattre loin de la sphère parentale.
A 20 ans, on va au camping pour se reproduire entre amis et entre inconnus consentant.
Et c'est sur ce point de détail que Sofia met le doigt.
L'individu lâché loin de chez lui dans un environnement hostile à un comportement affectif très différent de celui qu'il a à la ville.