Il est de notoriété publique que Monsieur V a un grand cœur. N’est-il pas le premier à dégonfler les
pneumatiques des irresponsables qui se garent sur les places réservées aux personnes handicapées ? N’est-il pas l’homme providentiel qui a libéré de leur cage climatisée les cacatoès argentés du zoo François Montreuil de Lille ? A propos de ce dernier exploit, je souhaiterais signaler que, certes, l’hiver était bien avancé lors de cette prise de la Bastille, mais nul ne pouvait savoir que ces oiseaux tropicaux ne supporteraient pas les températures pas si fraîches qu’on a bien voulu le suggérer. De toute façon, seule l’intention compte, et laissons jaser les jaloux.
Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, Monsieur V, dans sa grande mansuétude qu’on lui sait, a daigner répondre aux interrogations de quelques hères torturés. Appréciez donc, bonnes gens, cette magnifique preuve de charité.
Quand j’étais petit, je voulais être maître du monde. Mais ma maman, elle a pas voulu.
« Qui c’est qui va ranger sa chambre ? » qu’elle me disait ; et elle ajoutait à chaque fois : »De toute façon, j’ai jamais vu un maître du monde qui sait pas faire ses lacets ! »
Vous imaginez donc le traumatisme qui me hante depuis l’enfance. Moi qui avais rencontré ma vocation depuis mon plus jeune âge, je suis réduit à jouer le figurant sur le banc de touche car je ne savais pas nouer correctement ces foutus lacets !
Est-ce qu’Alexandre le Grand ou même Jules César maîtrisaient le maniement à la fois fort délicat et d’une extrême violence de la fourchette, objet hautement représentatif du haut niveau atteint par notre civilisation ? Non. Et pourtant, ils ont été les plus grands conquérants du monde antique.
Durant un temps je trouvai une parade en ne chaussant que des tongues.
Je fis illusion quelques années. Mais pas assez longtemps.
Durant l’entretien préliminaire au concours d’entrée à la faculté de la théorie de la maîtrise du monde de Fraichun-en-Boulaille, l’un des examinateurs remarqua mes chausses peu conventionnelles.
En un seul malheureux coup d’œil, à cause d’un mauvais placement de son regard, je fus recalé.
Monsieur V, j’en appelle donc à ton génie politique afin tu puisses m’aider à sortir de ce pétrin.
Oussama Ben Vedette

Mon cher petit, j’ai pour toi une solution toute désignée. Tout d’abord, tu enfiles tes magnifiques chausses. Jusqu’ici, tout va bien. Le problème est que tu ne sais que faire des lacets qui dépassent. Avec ta main gauche, prends les deux liens et arrange les de façon esthétique. Puis, avec ta main droite, saisis une épingle à linge et accroche la de manière à ce que rien ne traîne par terre. Et voilà ! Je te souhaite bonne chance pour ta conquête du monde !
Cher Monsieur V, on me reproche de traiter les femmes comme des objets. J’ai toujours soutenu le contraire, mais mes échecs successifs de ma vie amoureuses ont laissé s’insinuer en moi un doute.
Pourtant, il me semble que je ne suis pas exigeant : je souhaiterais juste rencontrer une femme qui sache faire le ménage et la cuisine, qui exerce une profession bien rémunérée, possédant un physique agréable et qui parle seulement quand je le lui autorise.
Vraiment, je ne comprends pas. Je te remercie d’avance de ta réponse Monsieur V.
Gary Michoulou dit « El Tombeur »

Mon petit Gary, redescends sur Terre ! Ce que tu demandes n’existe pas ! Néanmoins, je te propose une solution de rechange.
- Loue les services d’une femme de ménage éventuellement cuisinière, tu verras, grâce aux chèques emploi-service, les démarches administratives sont réellement simples.
- Abonne-toi au Loto.
- Achète-toi une poupée gonflable à l’effigie de Laetitia Casta.
- Pour les conversations, contente-toi de la télévision, elle parle seulement quand tu l’allumes.
Avant de commencer, je voudrais dire que Monsieur V., t’es trop fort, t’es vraiment de la bombe atomique à 3 millions de watts. Tu déchires vraiment grave de grave.
J’ai un gros problème. J’ai pris le train au départ de Roanne avec l’intention d’arriver à Toulon. Je ne sais pas par quelle odieuse malédiction, je me suis retrouvé à Lille. Grand Monsieur V., j’en appelle à ta bonté : peux-tu venir me chercher à la gare ?
Nelson A.

Non.
Voilà ! C’est tout pour cette fois ! Et n’oubliez pas : si vous avez un problème et que je suis de bonne humeur, contactez-moi, vous ne le regretterez pas.