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  Cinéma
 

Seven Swords

Seven Swords

Seven Swords devait être la réponse de Tsui Hark, génie hong-kongais de l'image, aux continentaux ( comme le petit Zhang Yimou) venus empiéter sur ses plates-bandes du film en costumes avec coups de tatane.

Du moins le pensait-on.

La surprise commence dès le début du film. Le massacre de villageois par l'armée, filmé de façon totalement dépassionnée.

Les soldats sont payés au cadavre, ils travaillent méticuleusement, mécaniquement.

Où est passée la furie de The Blade ? Qu'est devenue la légèreté cinétique de Time and Tide ?

Si la forme surprend, la narration aussi.

On sent que la caméra préfère les méchants aux gentils. Problème, l'histoire impose de montrer en priorité ces derniers !


une méchante sadique
Une méchante sadique façon Gogo de Kill Bill. Un temps de présence à l'écran beaucoup trop court !

Alors que dans The Blade (1995), Tsui Hark exprimait son envie de découdre et de tracer sa voie envers et contre tous, alors que dans Time and Tide (2000), il rentrait fièrement au pays après un petit hold-up hollywoodien (dans ce film, les méchants mercenaires qui se font doubler par le gentil s'appellent Los Angeles !), dans Seven Swords, le réalisateur est résigné.

A l'image du pas gentil général Ravage pleurant sa concubine, sa muse, le cinéaste a perdu son inspiration.


le général Ravage
Le général Ravage (Sun Honglei)

Ou plutôt, il fait le constat amer que Hong-Kong a perdu sa place privilégiée. L'avenir se joue à la capitale, ainsi se conclue le film.

Donc, point de révolution visuelle, mais un honnête film mettant en valeur l'incroyable jeu de Sun Honglei (interprète du général Ravage) qui mérite à lui seul le visionnage de ce long-métrage.


l'affiche cinéma de Seven Swords

Finalement on peut rapprocher Seven Swords de Gangs of New York de Martin Scorsese, lui aussi doux film de génie préretraité servant de terrain de jeu à l'acteur campant le bad guy (Daniel Day Lewis chez l'Américain).

Seven Swords réalisé en 2005 par Tsui Hark avec Donnie Yen, Leon Lai, Charlie Young et Sun Honglei.


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