Aujourd'hui, le courant IDM est considéré comme mort depuis plusieurs mois.
Sans doute s'est il trop masturbé et a provoqué la lassitude générale avec des manières d'une telle obscénité (c'est vrai, il se branlait partout sans vergogne le dégueulasse).
Il semblerait s'être racheté une conduite, le temps d'un album seulement puisque on ne change jamais vraiment. N'est ce pas mesdames ?
Choose your own adventure de Team Doyobi est un disque que l'on pourrait qualifier de musicalement dansant et vomitif.
Deux sensations qui mises bout à bout provoquent des couleurs éclatantes sur vos plafonds et rideaux de salon.
Deux compères britanniques, Chris Gladwin et Alex Peverett, nous propose en 68 minutes un tour d'horizon de ce que la musique pourrait être au Macumba de Senlis si les gérants actuels étaient morts électrocutés en plein milieu d'une fête Makina.
Il est question de blips, qui, comme l'eau trop chaude, au début piquent, mais après quand on réessaie l'eau froide, c'est tout de suite plus fade.
Il est également question de nappes oniriques, même s'il est préférable d'oublier ce passage ambiant-planant-flippant sur le morceau Soft Ocean Contract sorte d'entracte plombé en plein cœur d'un disque qui brise vos ongles de pieds à coups de d'aiguilles à tricoter.
Si on voulait vraiment pousser le bouchon, le track Sky legend of The World Part.2 est d'un groove presque Michael Jacksonnien, mais il n'en est rien (comme le Hey Ya d'OutKast n'a rien a voir avec les Beatles).
Cette musique de nerds fait pourtant danser les animaux grâce à ses ultrasons putassiers que seul les caniches trop snob pour bouger leur boule, bouderont leur plaisir en faisant la gueule plutôt que de danser comme des bâtards.
En somme, Choose your own adventure est un beau bloc de sonorités rudes et physiques à envoyer dans le ventre de vos amis lors des soirées "papier toilette en cavale" du dimanche matin.
En cas de gueule de bois, manger gras et écouter Team Doyobi.