" Tu nous fais la critique de ce bouquin et promis, on te paye tes arriérés ! Allez, tchao, j'ai du boulot ! "
Parlons du livre Tim Burton par Antoine de Baecque, édité par Les Cahiers du Cinéma, le magazine qui raconte la fin des films.
Contrairement à ce qu'annonce le titre, l'ouvrage ne parle pas de Tim Burton le célèbre ventriloque pétomane letton, dont la renommée atteint même les portes du Pas-de-Calais, mais du cinéaste américain (Edward aux mains d'argent, Sleepy hollow,…).
Il est tout de même étrange que ce livre soit tombé maintenant dans mes mains car figurez-vous que le gars à la chevelure sauvage comme un camembert oublié deux semaines dans la boîte à lettre de la voisine parkinsonienne a sorti tout récemment un film dans les salles obscures, Les noces funèbres, joli spectacle d'animation avec des marionnettes de morts-vivants qui chantent leur joie et leur tristesse, un doucereux conte macabre pour enfants en somme ;
et que par une autre et tout aussi surprenante coïncidence, deux autres morceaux pelliculeux du même Tim sont réédités ces jours-ci en galette dvd : Batman et Batman le défi, -que je préfère, et de loin au récent Batman begins mais vous vous en foutez.
Remarquez bien que je ne rechignerais pas à parler plus amplement de cette nourriture audiovisuelle si je n'avais été en possession de ce mets.
(Amis attachés de presse, donnez-nous vos produits, on est morfales et pauvres !)
J'en reviens à l'objet de cet article : le livre Tim Burton.
De la belle ouvrage, beau papier, belles photos, mise en page claire, sans oublier le contenu, analyse filmographique exhaustive qui se lit très bien.
Des pages de papier glacé qui répertorient toutes les informations nécessaires pour briller dans les dîners mondains, à placer de préférence après le dessert et le fameux coup du dentier dans la crème chantilly de monsieur Pinson (ne rigolez surtout pas, c'est le futur actionnaire majoritaire de votre boîte, par conséquent votre patron, moquez-vous plutôt de cette grosse tanche de Lavoisier qui va apprendre son licenciement lundi juste après avoir découvert que sa femme se tape Gladiator, le chien de madame Filloux, la cousine par alliance de votre belle-mère et qui a échappé ses lunettes dans la mousse au chocolat).
En bref, un beau livre sans surprise éditoriale certes, mais idéalement troussé pour le rôle de cadeau de Noël.
Et devinez quoi, Noël, c'est bientôt !