L'autre jour, j'ai vaguement lu ça dans un magazine pour prostituées en vacances : " l'ennui développe l'imagination. "
Je ne sais pas quoi penser de cet état de fait. Faut il le rattacher à la masturbation en milieu carcéral ou l'ignorer et continuer à regarder le paysage défiler par la fenêtre ?
Comme pour tout problème philosophique, la réponse est en chacun de nous et nous ne l'obtiendrons qu'a notre mort (vite, je m'impatiente…).
Evidemment, cette histoire de magazine n'est qu'une pirouette pour aguicher le lecteur et, sur un malentendu, l'amener à lire la deuxième phrase de ce torchon.
Faisant ici preuve d'une franchise typiquement commerçante (j'ai été élevé à l'intérieur d'un frigo, dans l'arrière cour d'une rôtisserie sur la Côte d'Azur), il est indéniable que ledit lecteur sera touché et voudra découvrir l'intégralité, le fin mot de cette … chronique (allons-y, employons des mots vulgaires).
J'ai lu cet article dans Top Santé alors que j'attendais mon tour chez le médecin.
Atteint d'une virulente calvitie, j'avais décidé (l'alcool ingurgité en grande quantité m'y ayant contraint), d'en avertir sans tarder mon " toubib " comme ils disent dans les séries allemandes.
Sans rendez-vous, vêtu d'un peignoir sans ceinture, je fis irruption dans la salle d'attente au petit matin. Il faut savoir qu'à 18h45, sortie des bureaux oblige, l'affluence était importante.
Avec le recul, il est étonnant qu'aucune mère de famille présente ne me tint rigueur pour la tenue dans laquelle je me présentai.
Top Santé est un immense magazine, une institution journalistique qui dénonce et entretient à la fois l'escroquerie des régimes 5 kilos en 3 jours.
Quelques coups de génie comme celui de " l'ennui = l'imagination " lui font malheureusement perdre de son prestige.
Les nombreux concours organisés (avec des lots fabuleux à la clé, comme une édition originale et numérotée du yaourt aux deux endives du marché qui a servi pour le film Les Rivières Pourpres) et le prix dérisoire du canard en font un succès auprès des étudiants en médecine ayant décidé d'en mettre un sérieux coup avant les partiels de mars.
En effet, l'amalgame médecine = santé est trop souvent à l'origine des conflits entre apothicaires et étudiants.
Lorsqu'on s'y penche de plus près, Bad Boys 2 est cependant extrêmement mauvais.
Enchaînant les mauvaises blagues, allant même jusqu'au doigt d'honneur, le film ne se donne pas les moyens de conjuguer le verbe être à la troisième personne du féminin.
Bref, une fois de plus, je n'ai pas pu regarder un film en intégralité du fait de sa médiocrité.