Je termine mon café.
J'observe de ma fenêtre les centaines de manifestants hurlant leur colère contre leur plan de modernisation du système universitaire.
Ca me concerne.
Mais je m'en fous.
Qu'est-ce que je fais là ?
Je suis dans le métro, serré, visage fermé. Une vieille derrière moi tient des propos antisémites. Dans ma tête je lui chie dessus. Mais pas de logorrhée au-dehors, la constipation verbale est signe de pusillanimité, je le concède. Je ne dis rien et je baisse la tête.
Encore une fois, je ne suis pas au courant. Pas de cours ce matin. Du travail, toujours du travail. Rien à foutre. Travail de groupe. Les bosseuses bosseront. Le glandeur glandera. J'erre dans les couloirs. Croise des donzelles. Des belles et des thons. Je ne les connais pas. Deux viennent me parler. Forcément je rougis.
Même si elles sont belles, ça reste qu'un bout de viande qui flétrit avec le temps, avec de la merde dedans. Idem pour la gent masculine.
Mais, qu'est-ce que je fous ici...Ils se rendent pas compte, tous ces gens qui rient, qui croient être heureux. Ils vont tous mourir. Mais avant, pour la majorité, ils vont souffrir. Plus de rire.
Vous allez tous finir en bière.
Heureusement, il y a le Sixi6me Elément. Nelson et son fouet. Odile et son poisson rouge mort qu'elle garde dans sa poche depuis dix jours. Martin, empaillé depuis six mois et que l'on met à la fenêtre juste pour satisfaire à la curiosité des ses fans.
Heureusement, il y a le Sixi6me Elément qui donne un peu de joie à ses lecteurs.
Vive le Sixi6me Elément. Vive le Sixi6me Elément.
Ouais.