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Le nouveau Sixi6me Elément


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  Edito
 
L'édito



Il y a peu de temps le roi Martin Estel régnait sur l'univers des blagues de routier du JBB. Défiant les lois de la métaphysique sixi6me-élémentiste, il avait réussi à concilier qualité rédactionnelle et lectorat élevé, chose surprenante, une hérésie même pour votre site de prédilection.

Cet abominable succès a fait des jaloux. Nelson en tête. tasse de café Le malheureux rédacteur en chef est il est vrai né avec trois jambes. Cette disgrâce faisant de lui un être hargneux par nature, il était donc naturel que la réussite de Martin fasse croître chez lui une haine aveugle. Nelson a ainsi surchargé notre ami de tâches insensées, souvent sous prétexte d'économie. Martin s'étant rendu deux fois aux toilettes en une semaine (alors que le contrat de travail prévoit une fois maximum), il a été contraint de se soumettre à la réparation prévue par l'article 3 du règlement intérieur : " Qui plus d'une fois la semaine s'égouttera le tuyau devra de sa langue fourbir mon pot " (malgré une psychanalyse en trente-cinq séance, les problèmes de retour à l'enfance de notre dirigeant restent incurables sur certains points). Il est à noter que cette désobéissance provenait en fait d'un coup monté par Nelson lui-même, qui avait fait fondre un cachet de laxatif Happyboyaux dans le café de Martin.

Un matin j'arrivais avec cinquante minutes de retard. " Je suis désolé chef, je parlais avec ma voisine ". Ce à quoi le Vénéré me répondit "ha ha " avec un clin d'œil et un lingocularo (acrobatie nelsionnienne caractérisée par le lissage de ses propres cils à l'aide de sa langue, qu'il utilise souvent lors de conversations grivoises). Le lendemain, Martin arriva avec une minute de retard. " Je suis désolé chef, j'ai été appelé juste en partant, vous savez c'est pour mon père, depuis qu'il s'est fait écraser par… " ; " Clos ton bec purulent, fécal corbeau sous l'apparence d'un paon glorieux, voilà ce que tu es, fange aphteuse, médiocre et obscène, parasite gangrène de mes yeux, sphincter artificiel nécrosé, faquin métastasé de vaine présuppositions glorieuses sur ton être immonde, Patrick Sébastien ! " coupa le fort courroucé Nelson.

Le pont maudit Surchargé de travail, accablé d'insultes, roué de coups de tapette à mouches à pointes rouillées (fabrication maison), Martin en eut assez. C'est ainsi qu'il se résigna au suicide. Il se jeta d'un pont, le pied attaché à une pierre de trente kilos, en buvant une bouteille de mort-aux-rats liquéfiée et en se tirant une balle dans la tête avec son browning. Le problème est que Martin fit tout cela en sautant dans le vide. Il visa mal, la balle tua un chasseur qui cuvait sur le pont, la pierre se détacha et s'écrasa en contrebas sur une famille belge venue là pour pique-niquer, la mort-aux-rats glissa sur son menton et finit dans le filet d'un pêcheur local qui vendit le fruit de son travail en ville auprès d'une institution pour jeunes enfants, dont vingt-quatre moururent peu après.

Quant à Martin, il réalisa un plongeon dans l'eau glacée. Depuis, on ne l'a jamais revu.

Alors que l'immeuble où siège le Sixi6me Elément était en pleurs après l'annonce de cette disparition, Nelson déclara que si Martin avait été un vrai humoriste, il se serait fait broyer par un camion au détour d'une route de campagne en conduisant sa motocyclette.

Et toute la rédaction se remit au travail, Nelson rendant quelques temps plus tard hommage à notre cher disparu en commandant du papier hygiénique avec la tête de Martin dessus.

Chaleureuses pensées, Martin.



Messire Tioneb -

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