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Tel le téméraire footballeur de l'équipe nationale du Bhoutan, Nelson luttait pour obtenir sa première victoire dans l'épuisante compétition sexuelle qui régit l'Humanité.

Régulièrement défait mais jamais honteux, il poursuivait sa quête, jusque dans les bars les plus glauques, les discothèques les plus torrides.

verre, bouteille et vin

Nelson aime les discothèques, Nelson danse sur les pieds des jeunes filles qui le repoussent, Nelson sue devant les décolletés des belles étudiantes déjà prises, Nelson boit, Nelson boit, Nelson titube, Nelson voit au fond une fille aux cheveux longs, tête baissée, mais peut-être pleure t'elle, il faut que je la console, oh oui, mais je vais la consoler, Nelson court, court jusqu'à cet objet du désir, Nelson l'enlace, Nelson lui soulève le menton, Nelson l'embrasse.

Tiens, ça sent l'after-shave.
Tiens, une pomme d'Adam.

  • - Mais [cri guttural qu'aucune expression ne saurait traduire] fit le fan de Van Halen.
  • - Rah ! mais tu étais femme ! de loin ! et homme tu es devenu ! brama Nelson.
  • - Non mais ça va pas t'es qui toi ! Je ne suis pas une femme ! Je m'appelle Lee Sullivan !
  • - Rah tu m'as trompé, frappa Nelson.
  • - Non mais lâche moi ! pleura Lee Sullivan.
  • - Vile fiente, ça te démangeait la paroi pourtant ! As-tu déjà lu Sade, péripatéticienne velue ? menaça Nelson, en exhibant un tournevis noirci par un fréquent usage hors fonction. Le relent olfactif de tes excroissances folliculaires humidifiées agresse mes naseaux ! Je sens que tu le désires !
  • - Me fais pas ça mec c'est juste que j'ai pas mis de déo avant de venir !!!
noeud

Nelson fut vite encadré par les vigiles qui le bannirent du temple de la danse et de la compagnie des futurs titulaires de prothèses auditives.

Quand je le rejoignis, il était étendu sur le trottoir, pleurant, lançant des " toutes les mêmes ", des " j'irai cracher sur ta tombe Sullivan !", des " je vais me pendre ".

Je le consolais un peu en lui rappelant qu'il ne savait pas faire les nœuds.

Ensuite, il est rentré chez lui, seul, en marmonnant, cette fois, j'ai p'us le choix.

Et le lendemain, il a déjeuné avec Oodile.

Je m'imagine toujours leurs langues se mêlant dans un concert sensoriel de frites ketchupées bercées de parcelles de pain se décollant de leurs molaires cariées.

Nelson, l'amour, le printemps.

Bonne nuit.



Messire Tioneb -

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