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Le nouveau Sixi6me Elément


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  Edito
 
Editorial spécial feuilleton : Le cas Oo - épisode 3



Résumé des deux épisodes précédents (partie 1 et partie 2) :

Après avoir trouvé une tête humaine (sans le reste) dans son humble logis, Messire Tioneb se voit menacer de mort par un mystérieux individu de noir capé. Le lendemain matin, non blasé par cette vision, Tioneb rend son déjeuner de la veille en découvrant un tronc féminin. Il s'enfuit à la recherche de ses camarades Nelson et Bo Derek, après avoir en vain essayer de se rendre chez à sa collègue Oodile, chez laquelle il n'avait jamais mis les pieds. La raison de son insuccès est simple : l'adresse donnée par Oodile est fausse. S'interrogeant sur le rôle de ses collègues masculins dans ses ennuis, Messire Tioneb se rend chez Nelson en compagnie de Bo. Quelle n'est pas sa surprise en voyant Nelson André lui apparaître vêtu d'une longue cape…




Le 1 mars, la police est appelée au 26, rue des Abattoirs, par des passants ayant découvert une personne sans domicile, Virginie A., gisant dans son sang. Plusieurs témoins racontent avoir aperçu de loin, deux heures plus tôt, un homme replet accompagné d'un femme portant un sac à main Tati.

Madame K
Madame K

Le 6 mars, rue des Chaumières, dans le XXIème arrondissement, Madame K, logeuse, s'inquiète auprès de la gendarmerie de ***, de l'absence d'un locataire, Messire T., disparu depuis 5 jours, sans avoir réglé son loyer. Après avoir procédé aux mesures d'usage, les représentants de l'ordre fracturent la porte de Messire T. et découvrent dans l'appartement vidé un cadavre décomposé et mutilé de ce qui semble être une jeune femme.

Le 7 mars, Louise P., sœur d'une comédienne américaine, est interrogée par la brigade criminelle et affirme avoir aperçu Messire T. en compagnie de deux individus, Nelson A., coureur de jupon clintonien confirmé, et l'eunuque de ce dernier, le jeune Bo D.

Mademoiselle Louise P. apporte de nombreuses informations sur la personne de Nelson A., apparu, le 6 mars, dans le bar où elle travaille, en grande conversation avec une personne féminine, possédant un sac Tati.

Louise P. affirme avoir voulu s'approcher de Nelson A., mais ce dernier, effrayé et fort irritable, l'a chassée, " pour une fois qu'il ne m'accueillait pas en me pelotant, ça m'a surprise ". Cependant, Louise P. affirme avoir eu le temps d'apercevoir d'importantes traces de sang dans le sac à main de la jeune femme. Cette personne, ayant tourné la tête à l'approche de Louise P., semble connue de cette dernière, qui n'a néanmoins pu l'identifier.

A 18h, les policiers laissent Louise P. rentrer chez elle pour vérifier des photographies qui pourraient lui permettre d'identifier la femme au sac Tati.

Jean-Aymard Dudroix, juge d'instruction
Jean-Aymard Dudroix, juge d'instruction

Le 8 mars, le procureur de la république nomme Jean-Aymard Dudroix, juge d'instruction sur l'affaire du meurtre de Virginie A.

Le 9 mars, le juge Jean-Aymard Dudroix se voit confier le dossier de l'assassinat de Louise P., apparemment découpée vivante dans sa baignoire au sortir de son entretien chez les policiers.

L'épouse de Nelson A., Gueuniesvre A., affirme que son mari n'est pas rentré la nuit précédente, contrairement à son habitude. En revanche, elle affirme avoir aperçu Messire T., le soir du 6, dans son salon avec son mari, quant à lui recouvert d'un complet croque-mort, et de Bo D., qui " fumait ". Cette dernière remarque est importante, car l'entourage immédiat de Bo D., à savoir sa mère et son ancienne petite amie Nikolaïa Pinnekone, ont juré que Bo D. était allergique à la nicotine.

Le 10 mars, les locaux du Sixi6me Elément sont perquisitionnés, mettant en valeur, via la présence de documents, la présence d'une quatrième personne, Oodile D., introuvable et totalement inconnue des services administratifs. L'interrogatoire des visiteurs du site Internet géré par le groupe, www.sixieme-element.com, est impossible, les seuls visiteurs étant les rédacteurs eux-mêmes.

Le 11 mars, ayant fait venir un plombier pour effectuer la réparation de son lavabo, Gueuniesvre A. découvre une perruque blonde dans les canalisations. Le même jour, un sac Tati est découvert chez Messire T. Un cahier de brouillon est également retrouvé, caché hâtivement dans son chauffe-eau.

Gueuniesvre A.
Gueuniesvre A.

Le 12 mars, Gueuniesvre A. est interrogée pendant sept heures par la police criminelle, notant des grandes contradictions dans ses propos. Gueuniesvre A. admet que Bo D. n'était pas avec son mari et Messire T. le 6 mars au soir. Elle affirme avoir menti par peur des représailles.

Afin d'éviter à Madame A. la même fin qu'à Louise P., la police décide de la retenir.

Le 13 mars, Gueuniesvre A. admet avoir rencontré Messire T. le 5 mars, soit la veille du début des événements. Elle reconnaît avoir été la maîtresse de Messire T. et avoir témoigné que Bo D. était chez elle avec son mari et Messire T. le 6 mars au soir pour obéir aux ordres de ce dernier.

Le même jour, la police découvre sur le disque dur du micro-ordinateur professionnel de Messire T., une série d'actions bancaires et une carte d'identité scannée au nom d'Oodile D.

Le soir, le juge d'instruction Jean-Aymard Dudroix lance un mandat d'arrêt contre Messire T. pour meurtre.

Le 16 mars, une équipe de restaurateurs parvient à déchiffrer le contenu du cahier de brouillon trouvé dans le chauffe-eau de Messire T. Y est relatée la trame du drame, en détail, du 5 au 6 mars. L'analyse graphologique réalisée le lendemain surprend par ses résultats : malgré le style, ce n'est pas Messire T. qui l'a écrit. Pendant la nuit, on apprend que Gueuniesvre A. s'est amputée tous les doigts de la main à l'aide d'un coupe-papier, introduit dans sa cellule, par sa mère lui ayant rendu visite l'après-midi.

La vraie Gueuniesvre A.
La vraie Gueuniesvre A.

Le 18 mars, l'état-civil apprend à la police que la mère de Gueuniesvre A. est décédée en 1985. Gueuniesvre A. trépasse dans la soirée, des suites de ses hémorragies digitales, à l'hôpital Larry Bouazier. Une nouvelle analyse établit que la description très précise des faits criminels, dite " du cahier de brouillon " a été rédigée au moins un mois avant le drame : les propos (que l'on croyait initialement rapportés par Messire T.) sont donc antidatés.

Le 21 mars, des analyses ADN établissent avec certitude que le cadavre féminin retrouvé chez Messire T. portait les vêtements et vivait dans l'appartement de Bo D.

Le 23 mars, la petite amie de Bo D., Nikolaïa, avoue n'avoir jamais eu de rapports sexuels avec Bo D., qu'elle fréquentait depuis un peu moins d'un mois.

Le 24 mars, l'évidence est faite de la sexualité de Bo D. : il s'agit d'une femme.

Le 2 avril, le mandat lancé à l'encontre de Nelson A. et de Messire T. est requalifié d'assassinat contre la personne de Bo D.

Le 3 avril, les cadavres de Messire T. et de Nelson A. sont découverts dans leur voiture, horriblement mutilés, après une chute au fond d'un ravin.

Le 5 avril, la police conclue que Messire T. a assassiné Bo D. après avoir détourné ses fonds bancaires, avec la complicité de son supérieur, Nelson A. Virginie A., la mendiante, est reconnue sur des photographies, ayant posé à plusieurs soirées et pots " Sixième Elément ", sous le nom d'Oodile D. L'importance de la transsexualité de Bo D. n'est pas déterminée par les enquêteurs.

Le 26 juin, l'affaire est classée sans suite.

Le 27 juin, un cahier de brouillon humide contenant la description des faits du 6 mars au 5 avril est envoyé à la police, par un expéditeur anonyme. Le texte est rédigé par la même main que le précédent et est signé Messire Tioneb.

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Messire Tioneb -

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